by Lionel Camelin

Share

Par Lionel Camelin

Partagez

Bienvenue à Paris pour notre Assemblée générale qui se déroulera au sein de l’Hôtel de ville du VIIIe arrondissement du 21 au 23 mai. J’en profite d’ailleurs pour remercier Mme d’Hauteserre, Maire de l’arrondissement, pour son accueil chaleureux et pour avoir mis gracieusement ses locaux à notre disposition.

Déroulé de l’Assemblée Générale ici

Au moment où nous préparons cette Assemblée générale, nous sommes hélas confrontés à une brûlante actualité. La paix que nous pensions pour notre continent définitivement acquise après la victoire des alliés sur l’Allemagne nazie est désormais fragilisée. En effet, le non respect des institutions internationales, créées par les vainqueurs à l’issue de la deuxième guerre mondiale afin d’éviter de nouveaux crimes contre l’humanité, est des plus préoccupant pour notre avenir.

L’oubli n’est pas une parole vaine à la FNDIRP et les 60 millions de morts causés par la Seconde Guerre mondiale rappellent que la guerre n’amène que malheur et désolation. Les anciens résistants et déportés, si meurtris dans leur chair, n’ont jamais faibli en défendant bec et ongle la paix et en condamnant l’intolérance et l’obscurantisme qu’ils ont immédiatement combattus et dont ils ont été les premières victimes.

Aussi, mes pensées vont vers ces résistantes et ces résistants parisiens, qui se sont élevés en nombre contre l’occupant allemand et qui malgré les représailles, malgré les exécutions sommaires, malgré les conditions de vie difficiles ont refusé la soumission. Par leurs actes de bravoure ils ont entretenu au sein de la population l’espoir d’une France libre.

L’espérance de vie d’un résistant à Paris ne dépassait guère les 6 mois et pourtant beaucoup se sont engagés et sont morts pour notre liberté, plus de milles otages fusillés au Mont Valérien entre 1941 et 1944, 35 jeunes exécutés au Bois de Boulogne le 16 août 1944, 7 autres massacrés le 17 août devant notre siège rue Leroux, mille combattants environ tués lors de l’insurrection parisienne sans oublier ces milliers d’enfants, de femmes et d’hommes raflés, rafles du « billet vert », du Vel d’hiv et bien d’autres hélas, et qui sont morts en déportation.

Ces morts dont les noms apparaissent sur des plaques apposées par la ville de Paris sur le lieu même de leur arrestation ou de leur exécution évoquent leur engagement et leur sacrifice et en interpellant le passant, lui rappellent que la liberté a un prix mais qu’elle n’est jamais définitivement acquise. Aussi en ces temps où l’équilibre mondial est menacé, le thème de notre Assemblée générale « Combattre l’intolérance, c’est garantir la Paix » est plus que jamais d’actualité. Demeurons unis et fidèles, comme l’étaient les anciens déportés pour défendre leurs valeurs, celles de la FNDIRP.

Jocelyne Martinet
Secrétaire Générale

 

 

 

Cliquer sur l’image pour obtenir le texte « Orientations Générales de la FNDIRP »

Articles Similaires

  • Claire Auzias est historienne. docteure en histoire, elle consacre depuis plus de trente ans une grande partie de ses recherches à l’histoire des Tsiganes, plus particulièrement autour du génocide et des persécutions nazies. Son livre Samudaripen, le génocide des Tsiganes, édité pour la première fois en 1999, fait l’objet d’une troisième édition à paraître ce […]

  • L’histoire est une matière vivante. Il faut lire des livres (beaucoup) pour apprendre. mais rien ne vaut la confrontation avec le réel, avec les témoins – tant que c’est possible – pour intéresser les jeunes esprits. Exemple dans un collège du Loiret. Quand il est arrivé de Bordeaux en 1999, frais émoulu, jeune titulaire, Benoît […]

  • Le 17 août, la Fédération nationale des déportés internés résistants et patriotes (FNDIRP) a rendu hommage aux sept résistants des Forces françaises de l’intérieur (FFI) tués à la même date, en 1944, rue Leroux à Paris. La cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère chaleureuse, en présence notamment de M. Jacquet, délégué général du Comité de […]

  • Une pensée pour Samuel Paty s’impose. Fonctionnaire d’état, professeur d’histoire-géographie, il est mort dans l’exercice de sa mission, assassiné le 16 octobre 2020 par un jeune Tchétchène de dix-huit ans réfugié en France. Dans le cadre d’un cours d’enseignement moral et civique, il avait montré les caricatures de Mahomet publiée par Charlie-Hebdo. La polémique qui […]