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Samuel Paty

Une pensée pour Samuel Paty s’impose. Fonctionnaire d’état, professeur d’histoire-géographie, il est mort dans l’exercice de sa mission, assassiné le 16 octobre 2020 par un jeune Tchétchène de dix-huit ans réfugié en France. Dans le cadre d’un cours d’enseignement moral et civique, il avait montré les caricatures de Mahomet publiée par Charlie-Hebdo. La polémique qui a suivi, alimentée par les réseaux sociaux, a pour origine les prises de position du père d’une élève. Avec un prédicateur, il a tenté de faire pression sur l’enseignant et la direction du collège, allant même jusqu’à déposer plainte contre le professeur. A travers l’attentat qui a coûté la vie à ce jeune professeur investi dans son travail et apprécié de tous, c’est l’institution et l’éducation Nationale qui sont remises en cause par les islamistes. Le ministre de l’éducation nationale, lui-même historien reconnu, Pap N’Daye, a fait son premier déplacement officiel au collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), établissement où Samuel Paty exerçait depuis trois ans. De Marc Bloch à Jean-Pierre Vernant, dans la résistance au régime de Vichy, les historiens et les enseignants se sont avérés des piliers de la République. Comme Jean Zay, ministre de l’éducation nationale de 1936 à 1939, interné dès août 1940 par le gouvernement de Vichy et assassiné par la Milice le 20 juin 1944. Par ses circulaires, Jean Zay défendait l’école laïque, publique, gratuite et obligatoire. « Les écoles doivent rester l’asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas », écrivait-il. La République se construit par l’école. Personne ne doit l’oublier.

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