Catégories : édito

by Com FNDIRP

Share

Catégories : édito

Par Com FNDIRP

Partagez

 

À peine les déportés libérés des camps, avec l’écho des canons toujours présent, il fallait penser au futur, imaginer l’avenir. En réponse à la guerre, au choc du nazisme, il revenait d’abord d’organiser le présent.

80 ans plus tard, nous nous devons de rappeler combien il fallut d’efforts et de conviction pour construire notre Fédération, au service des déportés et internés, résistants et patriotes.

Car la première des choses fut d’organiser le retour. Dans une situation inédite, ce sont des millions de femmes et d’hommes qui, l’Allemagne nazie mise enfin à terre, doivent se reconstruire. Et dans la foule des réfugiés, les anciens déportés, internés, patriotes résistants à l’occupation doivent faire un long chemin administratif, judiciaire, familial, professionnel… Sans parler des conditions de santé, catastrophiques pour le plus grand nombre soumis aux privations, à la répression, aux coups, à la torture, à la faim.

Le premier des devoirs est l’entraide pour les déportés. Il faut aussi penser aux réparations, aux logements. La question de se faire entendre des pouvoirs publics, des institutions devient vite une préoccupation dans le concert des difficultés de la reconstruction de la France. Les prisonniers de guerre, les requis, les volontaires ou pas, comme ceux qui n’ont pu échapper au STO sont encore plus nombreux.

Pensez, pour 150 à 170 000 déportés partis de France, un peu plus d’un quart sont rentrés. La majorité sont les déportés politiques ou résistants. Les juifs ont payé le prix fort, moins de 4 000 reviennent. La FNDIRP va être de tous les combats pour obtenir gain de cause et reconnaissance pour les anciens déportés, faisant fi des étiquettes placées sur les poitrines.

Forts de leurs convictions, les fondateurs veulent aussi que les coupables soient châtiés, que la vérité éclate. C’est tout l’enjeu de faire témoigner dans les procès locaux face aux collaborateurs et aux dénonciateurs, face aux auxiliaires, assassins et tortionnaires, mais aussi à Dachau, à Nuremberg pour qu’émerge une nouvelle législation internationale visant les crimes de guerres, les crimes contre l’humanité.

Tout en faisant en sorte que la paix s’organise au niveau mondial, au travers de la création de l’Onu, il  fallut et il faut encore continuer le chemin tracé lors des serments pour que ne se reproduise une telle abomination.  « Plus jamais ça ! » Face à un nouvel ordre brun qui réapparait, nous devons le rappeler sans relâche.

Articles Similaires

  • Au lendemain de la Libération, les meurtrissures les sévices et les souffrances vont poursuivre leurs mauvaises œuvres. Nombre de déportés vont nous quitter (11% encore en vie en 1961). D’autres vont être soignés en permanence pour diverses pathologies, reprendre le travail ou essayer de reprendre une vie normale. Obtenir des droits avec l’appui de la […]

  • Ce mardi 23 juin, il entrera symboliquement, via un cénotaphe, avec sa femme Simone Vidal, dans le caveau 13 du Panthéon. Marc Bloch sera donc entouré de frères et de sœurs d’armes : des résistants et des poilus. Car l’historien était un vétéran de 14-18. Un philosophe qui a révolutionné le travail d’historien et notre […]

  • Rapport Moral présenté par Alain RIVET , Président National Délégué   Rapport Financier présenté par la Trésorière Nationale, Marie LECOEUR Rapport de la Commission Nationale de Contrôle Financier présentée par France LAURENCE Rapport du Commissaire aux Comptes, Alexandre TOUITOUT   Débat Ouvert sur nos Orientations Générales présenté Par Pierre CHERET, Secrétaire Général Adjoint     […]

  • Chaque année, le 27 mai, la France commémore la « Journée nationale de la Résistance ». Instaurée le 19 juillet 2013 sur une proposition du Sénat, cette loi est adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale. Cette journée rend hommage aux femmes et aux hommes qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont lutté contre l’occupant nazi […]