Catégories : Actualités, édito, Memoire

by Lionel Camelin

Share

Catégories : Actualités, édito, Memoire

Par Lionel Camelin

Partagez

Au lendemain de la Libération, les meurtrissures les sévices et les souffrances vont poursuivre leurs mauvaises œuvres.

Nombre de déportés vont nous quitter (11% encore en vie en 1961). D’autres vont être soignés en permanence pour diverses pathologies, reprendre le travail ou essayer de reprendre une vie normale. Obtenir des droits avec l’appui de la FNDIRP. Heureusement, quelques-uns vont témoigner des idéologies “fasciste et nazi”. De ce que fut la machine à broyer les êtres humains sous prétexte de différences ou d’opposition politique, responsables d’un complot judéo bolchévique devenant les boucs émissaires des différentes crises sociales et financières de l’époque.

Dans la période des années trente qui précède cette catastrophe mondiale, des luttes, des mobilisations et des conflits vont se multiplier face à une extrême droite associée aux grandes familles qui aimaient à donner en exemple ce qui se construisait à la tête du Reich germanique. La mise en danger de notre République et la peur d’un nouveau conflit en Europe va en France mobiliser des forces et des sensibilités différentes pour se défendre face aux nouveaux périls et pour la Paix. Pour rompre avec la dureté des conditions de travail et de vie de l’époque ce qui donnera au Front Populaire une ampleur inédite en Europe.

Ces femmes et ces hommes mobilisés dans ces années, nous allons les retrouver pour nombre d’entre eux dans les premiers actes de résistance répondant au fil des mois d’occupation aux différents appels comme celui du Général de Gaulle ou celui de Charles Tillon de juin 1940 entre autres. Ils dirent ”NON” à la disparition de la République voulue par Pétain. Ils dirent “NON” à la misère et aux soumissions du pillage des richesses de notre pays pour alimenter l’économie de guerre hitlérienne. Des résistances sociales et patriotiques nous verrons ces militants de l’ombre en venir aux nombreux actes forts d’une résistance populaire et ensuite armée qui vont amener l’occupant et la collaboration pétainiste à une intense répression. Cette répression barbare ne freinera ni ne brisera cette volonté grandissante de vaincre pour reconstruire une République sociale, solidaire et démocratique que le CNR proposera.

« Il faut connaître et faire parler les parcours de vie de ces femmes et de ces hommes »

Pour la FNDIRP, au vu de l’histoire de notre Humanité, la seconde guerre mondiale avec la montée des fascismes et du nazisme et son industrialisation de la mort doit rester une leçon éternelle enseignée et transmise aux nouvelles générations. Il ne faut pas seulement commémorer pour se souvenir comme le font les nouveaux maires d’extrême droite pour ne pas répondre de leur histoire. Il faut connaître et faire parler les parcours de vie de ces femmes et ces hommes qui par leurs engagements citoyens vont rejeter les politiques racistes et de haine. Ils avaient une vision humaniste et progressiste de notre République … Pour ceux qui seront là à la Libération, ils vont le prouver pour un grand nombre d’entre eux en s’engageant dans les solidarités et dans de nombreuses mobilisations qui vont surgir pour la PAIX. Nous sommes les héritiers des valeurs universelles qu’ils ont su construire … A nous de les utiliser pour les mobilisations d’aujourd’hui afin que nous donnions à nos enfants un monde fait de compréhension mutuelle et où il fait bon vivre…

Articles Similaires

  • Chaque année, le 27 mai, la France commémore la « Journée nationale de la Résistance ». Instaurée le 19 juillet 2013 sur une proposition du Sénat, cette loi est adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale. Cette journée rend hommage aux femmes et aux hommes qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont lutté contre l’occupant nazi […]

  • À l’occasion de la Journée nationale de la Résistance, nous rendons hommage à toutes celles et ceux qui, dans les heures les plus sombres de notre histoire, ont refusé la barbarie, l’occupation et la haine. Résistantes et résistants ont choisi le courage, l’engagement et la solidarité pour défendre la République, la démocratie et la dignité […]

  • Nous contribuons à l’écriture du Dictionnaire des Victimes normandes du Nazisme sous l’autorité d’Arnaud Boulligny, de Madame Françoise Passera de l’Université de Caen et avec la collaboration de Madame Marie-Christine Hubert responsable du fonds d’archives départementales sur la Deuxième Guerre Mondiale. À ce jour, les recherches ont permis d’identifier 5 454 victimes dont 4 209 […]

  • À partir du XVIIème siècle, l’armement de bateaux destinés au transport des esclaves était concentré au Havre, à Nantes, la Rochelle et Bordeaux. L’esclavage, aboli une première fois en 1794, a été rétabli par Napoléon et aboli définitivement en 1848. Le 10 mai 2001, le Sénat adoptait la loi proposée par Christiane Taubira, loi qui […]