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Par Com FNDIRP
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Mélinèe et Missak Manouchian n’ont connu qu’un bonheur éphémère marqué par les épreuves, les engagements et les tragédies. Les vicissitudes du XXème siècle les ont séparés. En honorant leurs mémoires, Emmanuel Macron, Président de la République rend aussi hommage à tous leurs camarades d’origine étrangère, morts pour la France. Avec la reconnaissance de la nation, Mélinée et Missak entreront au Panthéon avec leurs frères et leurs sœurs de combat qui n’ont jamais failli envers leur pays d’accueil. Des combattants connus, comme ceux de l’Affiche rouge, ou inconnus, tombés sans souvenir, ni photo, ni image, aux tombes encore non identifiées.
Ils sont de partout, de nulle part. Venus d’Italie, de Pologne, d’Espagne ou d’Allemagne… Fuyant le fascisme, le nazisme, la répression, les pogroms, la guerre… Missak Manouchian, orphelin comme Mélinée, n’avait plus de pays. Chassés d’Arménie par les Turcs, ils n’avaient que l’exil et la fuite pour échapper au génocide. Le premier du siècle dernier, terrible, dans le fracas de la Première Guerre mondiale. Avec l’Allemagne, pas encore nazie mais alliée de l’Empire Ottoman, qui ferme les yeux sur ces crimes atroces. Il avait choisi le pays des droits de l’homme comme terre d’accueil.
Fidèles à leurs engagements, Les Arméniens de France n’ont pas manqué à leur devoir, envers les leurs et envers leur pays d’accueil. Ils en ont payé le prix fort. Eux qui n’avaient plus rien se sont battus pour l’essentiel, pour des valeurs. Celles de la République, la Liberté, l’Égalité et la Fraternité.
Il n’y avait pas de fuite possible. « La bête immonde » serait toujours à ses trousses.
Les épreuves traversées dès l’enfance lui montraient qu’il n’y avait qu’une seule issue, le combat. Il n’y avait pas de fuite possible. « La bête immonde » serait toujours à ses trousses. Il
n’y a pas d’alternative que de la combattre et l’anéantir pour vivre enfin en paix.
Militants communistes avant-guerre, militants antifascistes, ils ont pris les armes le moment venu. Missak avait choisi la France comme nouvelle Terre. Il avait appris le Français au Liban. Il rêvait à Hugo, traduisait, écrivait des poèmes… Par deux fois il demanda la nationalité française. Par deux fois elle lui fut refusée, à cause de ses opinions politiques. Ce qui ne l’a pas empêché de s’engager pour combattre aux côtés de la Résistance française contre l’Allemagne nazie.
Le 21 février 1944, Il est tombé sous les balles allemandes avec la complicité du gouvernement de Vichy. Mélinée a survécu à la guerre, obtenu la nationalité Française et malgré les recommandations de son époux lui est demeurée fidèle jusqu’à son décès à Fleury-Mérogis en 1989.
Le 21 février 2024, ils entreront ensemble au Panthéon pour l’éternité. La patrie enfin reconnaissante envers ces étrangers

En cliquant sur la photo , vous accédez grâce au site « Lumni Enseignement » à toutes les informations sur les FTP MOI et le groupe Manouchian.
Extrait de l’Affiche Rouge écrite par Louis Aragon
Nul ne semblait vous voir Français de préférenceLes gens allaient sans yeux pour vous le jour durantMais à l’heure du couvre-feu des doigts errantsAvaient écrit sous vos photos « morts pour la France »Et les mornes matins en étaient différents
ICI, Maison de la Poésie Pour le Manouchian Poète
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