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Par Com FNDIRP

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Frania Eisenbach Haverland à Menucourt, en 2021
Marie Le Cœur, trésorière générale de la FNDIRP

Marie Le Cœur, trésorière générale de la FNDIRP

Notre fédération est née pour faire face à la nécessité, sur les bases de la solidarité et de l’entraide. Dès la fin de la guerre et la libération des camps, Marcel Paul et Frédéric-Henri Manhès se sont lancés dans une grande mission, épaulés par leurs camarades des camps. Dans l’immédiat après-guerre, il faut soigner, instruire, trouver un logement, un emploi, participer aux procès contre les criminels de guerre, créer de nouveaux droits, unir dans un même élan tous les survivants des camps… Une liste très longue d’actions, petites ou grandes, parfois toutes à la fois.

En s’appuyant sur les serments des déportés, qui guident toujours nos pas, nous poursuivons ce chemin. Nous sommes particulièrement attachés à la question de la transmission. Pendant les commémorations, lors de rencontres officielles, dans les lieux culturels et historiques, toute notre attention est portée sur la mémoire des années de guerre et de déportation. Avec un seul objectif : « Plus jamais ça ! »

Ce sont aussi les témoins, hélas de moins en moins nombreux et de plus en plus sollicités, qui inlassablement, malgré le poids des ans, rencontrent étudiants, lycéens, collégiens. Des quelques classes par an des années 1980, il s’agit maintenant de milliers de participants dans des amphithéâtres silencieux où l’on entendrait une mouche voler. Car, oui, la jeunesse est avide de savoir.

«Nous devons aux témoins un respect de chaque instant. Raconter leur parcours, de l’arrestation à la libération, avec toutes les horreurs vécues, leur appartient à tout jamais.»

Nous sommes nombreux, bénévoles et militants, à participer à toutes ces actions. Et déjà il nous faut penser à ceux qui nous suivront. La  transmission, avec dans un premier temps le passage de la mémoire à l’histoire, se prépare.

Expliquer l’indicible peut sembler évident. Pour les témoins, c’est toujours difficile de plonger dans les eaux noires du passé… Nous leur devons un respect de chaque instant. Raconter leur parcours, de l’arrestation à la libération, avec toutes les horreurs vécues, leur appartient à tout jamais. Nous ne pourrons jamais être les mêmes passeurs de mémoire. Mais nous savons montrer les ingrédients, les actes préalables qui ont amené à cette horrible période, comme les combats et les luttes pour tenter d’y faire face.

Aujourd’hui notre combat pour la paix est d’autant plus important que l’Europe, le monde sont frappés par de nouveaux conflits. Nous avons toujours besoin de nous renforcer et de gagner de nouvelles adhésions auprès de jeunes générations. Pour les préparer à l’avenir, pour continuer de développer une grande chaîne d’humanité, de bienveillance et de vigilance face à la montée du fascisme, en France comme ailleurs.

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