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Par Com FNDIRP
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Les 11 et 12 avril ont été marqués par un certain nombre de cérémonies et d’événements organisés conjointement par l’Association française Buchenwald Dora et Kommandos (AfBDK), I’Office national des combattants et victimes de guerre (ONaC-VG) et la Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes (FNDIRP).
À l’hommage traditionnel au Père-Lachaise s’est ajoutée vendredi matin une cérémonie, comme l’an dernier, au mémorial de la déportation.
Samedi 12 avril, une cérémonie a eu lieu au Quai aux Bestiaux, à la gare de Pantin, en mémoire du dernier convoi parti le 15 août 1944 avec à son bord 1654 hommes à destination de Buchenwald, parmi lesquels 169 aviateurs alliés et 546 femmes pour le camp de Ravensbrück.
Une table ronde a été consacrée l’après-midi à ce convoi et aux parcours des aviateurs .
Caroline Bilkey, ambassadrice de Nouvelle-Zélande, était présente lors de la cérémonie à la crypte du mémorial vendredi et à Pantin samedi matin. Alain Rivet, président délégué de la FNDIRP, lui a remis symboliquement la médaille du 80ème anniversaire de la Fédération . Un représentant de l’ambassade des États-Unis, le colonel Patton, était présent au Père-Lachaise. L’ambassade de Jamaïque a envoyé des fleurs. De nombreuses personnalités du monde de la mémoire ont participé à l’ensemble des cérémonies.
À noter l’engagement et la participation de plusieurs écoles, collèges et lycées de Paris et de la région parisienne

Hommage au convoi du 15 août 1944
Les personnalités et les responsables d’associations à l’issue de la cérémonie, à Pantin.

Extrait de l’intervention
d’Alain Rivet
Parti d’ici, le 15 août 1944, un convoi à destination de Buchenwald pour les hommes et de Ravensbrück pour les femmes, où il arrive respectivement les 20 et 21 août 1944.
Ce convoi comporte 546 femmes et 1654 hommes. 370 femmes rentreront, soit 3,5%, et 458 hommes, mais la situation de 19 femmes et de 300 hommes (18,1%) est inconnue. Deux femmes et deux hommes se sont évadés pendant le convoi parmi lesquels un 169ème aviateur dont nous parlerons cet après-midi.
Le très fort taux de mortalité des hommes est lié à l’affectation d’un nombre important au Kommando puis camp de Dora, nommé «le cimetière des Français», ou Ellrich, de même sinistre mémoire. Les armées libératrices avancent. Paris sera bientôt libéré. L’armée nazie est en plein repli. Alors, les prisons de la région parisienne sont vidées des occupants qui sont envoyés vers les camps de concentration.
Le départ est prévue 12, mais une grève des cheminots parisiens le retarde. De plus, les installations de la gare de l’Est sont détruites par la Résistance, ce qui implique le déplacement du départ à la gare de Pantin. Les chauffeurs de bus parisiens résistent, mais doivent mener à bien, sous la menace des armes, les transports des prisonniers vers la gare de Pantin.
Parti le 15 en fin de journée, le convoi est stoppé avant la gare de Nanteuil-Sâacy en raison de la destruction du pont permettant de franchir la Marne. Le train est vidé de ses occupants qui doivent rejoindre à pied un autre train à la gare de Nanteuil-Sâacy. La Résistance et la Croix-Rouge tentent, avec des moyens différents, de stopper le train sans succès. Le préfet de Meurthe-et-Moselle tente à son tour sans plus de réussite.
Le 19 août, le train arrive à Weimar et le 20 au matin à Buchenwald avant de poursuivre vers Ravensbrück.»
168 aviateurs déportés à Buchenwald
C’est une part de l’Histoire méconnue. «C’est un rare cas de déportation de prisonniers de guerre sur le front de l’Ouest qui ne sont pas traités comme tels parce que, recueillis par les réseaux de Résistance après que leurs avions furent abattus au-dessus de la France et arrêtés lors du démantèlement de ceux-ci, ils étaient considérés y avoir perdu leur statut de prisonniers de guerre», rappela lors de la cérémonie du matin Alain Rivet, qui a consacré beaucoup d’énergie pour qu’un hommage leur soit rendu.
C’est chose faite avec le débat qui leur a été consacré à Pantin, au théâtre « Au fil de l’eau», grâce à l’aide de la mairie, le 12 avril après-midi. Deux aviateurs néo-zélandais, 9 aviateurs australiens, 1 aviateur jamaïcain, 26 aviateurs canadiens, 48 aviateurs britanniques et 82 aviateurs américains, soit un total de 168 hommes. 169 si on compte celui qui s’est évadé du train. Deux sont morts
à Buchenwald et les autres ont été in fine transférés dans les camps de prisonniers jusqu’à la libération.

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