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Par Com FNDIRP
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Paris, lundi 27 janvier 2025.
La libération du camp d’extermination d’Auschwitz/Birkenau en date du Samedi 27 janvier 1945 ouvre l’année du 80e anniversaire de la libération de l’ensemble des camps de la mort et celle de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie le 8 mai 1945.
Le samedi 27 janvier 1945, l’armée soviétique libérait le camp d’Auschwitz/Birkenau vidé par les nazis de la plupart de ses occupants, au prix d’actes de violences, de tueries et d’une Marche de la Mort vers d’autres camps. Nous mesurerons ensuite que ce fut là la plus importante des six structures d’extermination nazies des familles juives, tziganes, slaves et handicapées auxquelles il faudra ajouter celle des soldats soviétiques et de nombreux résistants. Nous devons à Marie-Claude Vaillant-Couturier, déportée dans ce camp qui témoigna au procès du Tribunal international de Nuremberg, les premiers détails de l’organisation des centaines de milliers d’assassinats quotidiens participant ainsi à la démonstration de « génocide ». Ils seront parmi d’autres témoignages les éléments constitutifs du jugement des crimes contre l’humanité et pour que soient gravées et gardées les leçons de cette Histoire, parmi les plus de 60 millions de morts de la Seconde guerre mondiale.
La Journée nationale du souvenir des héros des victimes de la Déportation du Dimanche 27 avril 2025, avec le message national des Fédérations , de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, ainsi que l’ensemble des commémorations qui se succéderont, doivent être autant de temps forts pour que nous interpellions et mobilisions avec détermination celles et ceux qui comme nous marquent leur forte inquiétude sur la résurgence des idées de rejet nationalistes, des agressions racistes et antisémites, des idées fascistes qui touchent de nouveau de nombreux pays.
La vigilance reste de mise !
Il faut poursuivre les combats de ceux qui refusèrent l’indicible !
Comment faire en sorte que ne soit pas oubliées les alertes répétées des survivants des camps afin que les nouvelles générations sachent et fassent ce qu’il faut pour ne pas revivre le pire ?
Comment ne pas être fortement inquiets, aujourd’hui, alors que nous nous retrouvons avec un président expansionniste à la tête des États-Unis, voulant imposer le surarmement, qui s’associe à l’un des plus importants propriétaires d’une multinationale, lequel n’hésite pas à soutenir les partis d’extrême droite et faire le salut nazi en public ?
Ces idées fascisantes et racistes des gouvernants en Europe les expriment aussi ouvertement : en stimulant et en enracinant les mises en concurrence malsaines et les haines ; en méprisant les droits humains des migrants qui fuient les guerres et la misère et en nous éloignant des progrès sociaux et écologiques nécessaires et urgents pour préserver notre Humanité et les générations nouvelles.
L’Histoire nous apprend que ces idées nauséabondes s’infiltrent et émergent au cœur des colères et des insatisfactions provoquées par les crises sociales et démocratiques. Elles sont le moyen, comme en France, de mettre en cause nos valeurs du droit à la différence, de solidarité et de liberté, nos valeurs républicaines et laïques, nos valeurs issues du Conseil National de la Résistance. Elles sont à l’opposé des serments prononcés par les déportés survivants sur les places d’Appel des Camps de la Mort.
Nous, filles et fils ou amis des déportés, internés et résistants, héritiers de ces valeurs et de ces engagements, nous voulons opposer aux voix belliqueuses et de la tension sans fin, celles de l’urgence de préserver les équilibres de notre monde, du respect de la Charte des Nations unies et de la Déclaration universelle des droits de l’homme, et exiger que nous donnions à notre jeunesse un horizon débarrassé de l’angoisse du lendemain avec une planète respirable.
Nous avons pour cela besoin d’agir pour faire entendre ensemble
Les voix d’une Paix partagée et durable…
Nous appelons les citoyennes et les citoyens, toutes les organisations qui partagent cette volonté
à prendre des initiatives, à se rassembler, afin de faire valoir avec détermination les voix de la raison humaine. Pour toujours dire :
« Plus jamais ça !».
Paris, lundi 27 janvier 2025.
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