by Webmaster FNDIRP
Share
Par Webmaster FNDIRP
Partagez

« Hommage rendu au grand résistant et patriote Frédéric-Henri Manhès ce Mardi 27 juin 2023, rue Colonel Manhès, 17ème arrondissement de Paris. »
Manhès, de l’ombre à la lumière !
Le Patriote Résistant met ses pas dans ceux de ses fondateurs. En novembre 2022, pour les quarante ans de sa disparition, nous avions mis à l’honneur Marcel Paul, « le pitau », le ministre-syndicaliste, le créateur d’Edf, le résistant communiste déporté à Ravensbrück.
Dans le numéro de juin 2023 nous abordons l’histoire de Frédéric-Henri Manhès*. Avec Marcel Paul, il a créé au sortir du camp de Ravensbrück ce qui allait devenir la Fédération nationale des déportés internés résistants et patriotes, la FNDIRP, ainsi que l’association française Buchenwald-Dora et Kommandos. Il rejoint Marcel Paul à son cabinet quand il est nommé ministre de l’Industrie.
« Frédéric », dans la clandestinité, a traversé 27 interrogatoires avant d’être emprisonné puis déporté par le convoi du 22 janvier 1944 à Buchenwald, où il crée le comité des intérêts français.
Et c’est lui, Henri Manhès, qui, à son tour, a les honneurs du Patriote Résistant. Nous avons choisi le numéro de juin car il fait se revoir les deux dates essentielles et non prévisibles du chemin d’un homme, celle de sa naissance et celle de sa mort. Entre deux, un destin exceptionnel à peine effleuré, méconnu pour toute une génération. Mais impossible en tout cas de définir qui était Frédéric-Henri Manhès en s’en tenant aux années de guerre seules ou à la déportation. Nous ne nous y sommes pas risqué d’ailleurs dans ce numéro.
Un numéro spécial
Henri Manhès fit la connaissance de Jean Moulin au cabinet de Pierre Cot, ministre de l’Air dans le gouvernement du Front Populaire. Au cœur de la débâcle de 1940, il aida Jean Moulin à obtenir de faux papiers avant de devenir son homme de confiance pour la moitié nord de la France, la France occupée. Pour Manhès, nous ne serions pas fidèles à ce que nous lui devons sans revenir sur son histoire, au travers d’un nouveau dossier, à découvrir dans notre numéro de janvier 2024. 80 ans après son arrivée en camp de concentration, où la pire des expériences humaines attendaient les hommes du convoi du 22 janvier 1944. En créant le Comité des intérêts français, là encore, Frédéric Henri Manhès, montre un tempérament hors du commun.
Enfin, saluons la constance et la persévérance d’Alain Rivet, président délégué de la FNDIRP, qui a permis en plus de ce numéro, qu’une commémoration en mémoire d’Henri-Manhès puisse se tenir à Paris en juin[voir ci-contre l’invitation]. L’occasion d’entrer une nouvelle date dans le calendrier des commémorations, mais aussi de la reconnaissance et du devoir de mémoire. Nous allons continuer ainsi d’explorer le passé, les souvenirs de la fédération. Et surtout en rendant hommage régulièrement aux hommes et aux femmes qui ont cherché à rassembler après-guerre les déportés de tous horizons.
Franck Jakubek
Le Patriote Résistant

F.H. Manhès détaille son action dans le camp
de concentration de Buchenwald. Cliquez ici
Repères biographiques :
- 1889 : naissance à Etampes (Essonne)
- 1936 : entre au cabinet de Pierre Cot, rencontre avec Jean Moulin
- 1943 : arrestation par la Gestapo
- 1944 : arrivée à Buchenwald
- 1945 : création de la FNDIRP
- 24 juin 1959 : décède à Nice (Alpes Maritime) à l’âge de 70 ans

En 2025, l’ADIRP de Seine-Maritime publiait la brochure Dieppe, 1940-1945, 119 victimes du nazisme. Ce travail de recherche et de mise en valeur des victimes, réalisé par Catherine Jouvin-Voranger, Claudine Morvan et Hervé Arson, a suscité l’intérêt d’un large public, et la brochure, diffusée largement, sert aujourd’hui de référence concrète aux organisations syndicales, associatives et […]
Il y a 80 années de cela le tribunal de Nuremberg (1945-1946) a marqué un tournant majeur dans l’histoire du droit international et a profondément influencé nos sociétés modernes. Rappelons que dans cette année des résistants et déportés survivants, militants de la FNDIRP parmi eux comme Marie Claude Vaillant-Couturier ou Maurice Lampe, vont témoigner et […]
Lundi 11 novembre 1918, 11 heures : dans toute la France, les cloches sonnent à la volée. Au front, les clairons sonnent « Le cessez-le-feu ». « La Marseillaise » jaillit à pleins poumons des tranchées. Pour la première fois depuis quatre ans, Français et Allemands peuvent se regarder sans s’entretuer. Un armistice a été conclu le matin entre les […]
À peine les déportés libérés des camps, avec l’écho des canons toujours présent, il fallait penser au futur, imaginer l’avenir. En réponse à la guerre, au choc du nazisme, il revenait d’abord d’organiser le présent. 80 ans plus tard, nous nous devons de rappeler combien il fallut d’efforts et de conviction pour construire notre […]
