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Par Webmaster FNDIRP
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Déporté à Buchenwald en juillet 1944, à l’âge de quatorze ans, Bertrand Herz, membre depuis 1998 du Comité international Buchenwald-Dora et Kommandos, coprésident aux côtés de Pierre Durand, en 2000, puis président, de 2001 à 2016, est mort à Paris, le 20 mai. Il avait quatre-vingt-onze ans.
En bonne entente avec les responsables du Mémorial de Buchenwald, attentif à la mémoire de tout un chacun, Bertrand Herz a veillé à rassembler et faire connaître la diversité des peuples et communautés victimes du nazisme, internés et déportés à Buchenwald : antifascistes allemands, résistants polonais, espagnols, belges et français, étudiants norvégiens, aviateurs canadiens, prisonniers soviétiques, juifs slovaques, hongrois, roumains, italiens, survivants Sinti et Roms, femmes des Kommandos extérieurs…
Gardien vigilant de la Mémoire de Buchenwald, il a, avec constance, refusé toute confusion des mémoires des crimes du nazisme et de ceux du stalinisme, combattu toutes les tentatives d’effacer la dictature hitlérienne de l’histoire de l’Allemagne.
On se souviendra de sa réaction, en 2006, au discours d’un représentant du ministère allemand de la culture, le docteur H. Schäfer, dénonçant l’expulsion des populations allemandes de Pologne et Tchécoslovaquie après- guerre… sans un mot pour les victimes des nazis.
Pour les générations à venir
Avec ses collègues des autres comités internationaux de camps, en 2009, puis en 2013 et 2014, il a su faire valoir auprès des autorités de la République fédérale d’Allemagne l’importance pour les générations à venir et pour la démocratie de faire connaître et conserver ces lieux emblématiques de la barbarie nazie que furent les camps de concentration. Dès 2007, il avait signé avec la ville de Weimar l’engagement de la municipalité de considérer Buchenwald comme faisant partie de son patrimoine historique.
(1) voir Le Serment, bulletin de l’association, numéro 326.
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