by Lionel Camelin

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Par Lionel Camelin

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« Mai Mai Paris Mai … »  

Née comme un cri, une chanson à l’accent du midi n’a jamais tant sublimé le Paris qui se met en colère. Née dans le bruit du fracas de mai 68, elle court dans les cœurs sans autre accent que poétique. Et pourtant, elle en dit tant sur ce Paris qui nous attend, qui nous accueille ce mois-ci pour notre Assemblée générale !

Paris, ville la plus fantasmée au monde. Paris, ville de tous les possibles. Paris, dont le peuple a su, toujours, faire jaillir le meilleur. De la Commune de Paris au Front populaire de  1936, mais surtout en 1944, sur les barricades pour sa libération, Paris fait battre le cœur des Français.

Paris, c’est aussi la ville symbole pour beaucoup d’étrangers qui rêvent d’un monde meilleur. Les valeurs de la République, Liberté, Égalité, Fraternité, sont nos meilleures ambassadrices dans un monde instable et déroutant.

Ici sont ancrées toutes les traces et toutes les étincelles d’un monde qui vit et soigne sa liberté. Et le prix de cette liberté est inscrit sur nos murs. Pas une rue qui ne porte la mémoire d’un héros ou d’une gloire. Pas une rue sans histoire passée du pavé éclaboussé de sang aux mirlitons en foire pour le bal du 14 Juillet.

Paris sous les bombes alliées, les attentats de l’OAS ou, plus récent, du terrorisme islamiste, comme les balles tirées sur la foule à peine libérée en août 44, ou celles, redoutées, qui tuent journalistes et otages, paisibles touristes, innocents passants depuis 2015. Mais Paris qui sait, le temps d’un été, faire exploser l’olympisme pour fédérer tous les amoureux du sport et de l’effort collectif et choisi.

Nous sommes très heureux de pouvoir, à la fin de ce mois de mai tant aimé, rassembler toute la FNDIRP en Assemblée générale à la mairie du VIIIe arrondissement, pour deux jours de discussions, de débats et de propositions. Un moment capital de retrouvailles pour continuer d’avancer sur les traces de nos glorieux fondateurs, Marcel Paul et Frédéric-Henri Manhès.

Et nous ferons tout pour que soient entendus les messages de tolérance et de paix. En priorité, c’est ce que nous devons trouver dans notre journal aussi et permettre à chacun de comprendre son voisin. Nous ne nous résignons pas à la violence du monde et faisons la preuve que la mémoire du passé, de la Résistance et de la Déportation sont d’excellents outils pour éclairer les consciences et guider les pas de la jeunesse de notre pays.

Nous avons choisi la vie et les lumières, la connaissance et l’écoute, parce que nous croyons à un monde de solidarités et de fraternité. Un monde bien meilleur que celui que veulent nous imposer ceux qui prônent le repli sur soi et la peur.

Nous sommes convaincus que combattre l’intolérance, c’est garantir la paix.

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