ADIRP 10 – Aube

Président du département : Francis Ferrebeuf

francis.ferrebeuf@laposte.net
06 08 27 54 63

JOQUET Jean Claude

Co-présidents :

FERREBEUF Francis et LEFEBVRE  Jean ,

Trésorières :

BLANCHON Claudie
13 rue Neuve de la République,
10300 Sainte Savine
03 25 82 63 58
claudie-blanchon13@orange.fr

BAUGRAND Gisele (ROMILLY seulement)
7 impasse Mary Favin,
10100 Romilly-sur-Seine
03 25 24 92 81 baugi.grand@yahoo.com

Secrétaires :

DOUINE Dominique

FERREBOEUF Odile

Actualité du département 10 – Aube

Buchères (Aube), 24 août 1944, 67 civils massacrés par la 51e Brigade de Panzers SS

août 24th, 2025|10 - Aube, Commémorations|0 Commentaire

[SOURCE MAITRON]
Le 23 août 1944 au soir, alors que la IIIe armée américaine approchait de Troyes, les FFI du groupe Montcalm commandés par Jean Alagiraude, le fils de « Montcalm », chef du maquis occupèrent le petit village de Buchères (Aube) et dressèrent des barrages avec l’aide de volontaires pour stopper les troupes allemandes en retraite.
Le 24 août au matin, un petit convoi ennemi composé d’un side-car de reconnaissance suivi par un camion chargé de troupes fit son apparition dans la commune. Il fut accueilli par un tir nourri provenant sans doute des maquisards embusqués derrière les barricades. Les allemands eurent un blessé ou peut-être tué, ce qui n’a jamais été confirmé. Les Allemands se replièrent sur Troyes. La 3e compagnie de la 51e brigade de Panzergrenadiers SS (division des Waffen SS), basée à Troyes fut mise en alerte et dépêchée sur les lieux où elle arriva vers midi par la route nationale et la route de Courgerennes, petite commune touchant Buchères et en faisant partie aujourd’hui. Les représailles commencèrent alors vers le château sans eau, au domicile de la famille Richard, au château Babeau où 9 personnes trouvèrent la mort et le long de la nationale. Les SS se divisèrent à ce moment en trois sections, une par la route nationale, la seconde par la voie de chemin de fer et la troisième remontant le cours de l’Hozain. Les maisons Patin, Loiselet, Garnichat, Mimey, Fourot, Ulsas, Redon furent incendiées et leurs habitants assassinés puis le long de l’Hozain ce fut le tour des maisons Collot, Degoise et Fromonot et au-delà Broche, Finfrock et Foissier. Dans le village les soudards s’en prirent aux maisons Chaume, Degoizé et Blanc. Le château de Courgerennes fut également incendié. Le village fut ensuite bombardé vers 13h00 par des obusiers de campagne. Vers 14h30 les FFI décrochèrent abandonnant le barrage de la route nationale et se repliant sur « Maisons Blanches ». À 15h00 tous les barrages étaient évacués. Les Allemands rendirent les habitants responsables de ce qui s’était produit. Les représailles furent terribles, 67 personnes, hommes, femmes, enfants et même des bébés furent massacrées et le village presque entièrement rasé. Une cinquantaine de maisons furent incendiées.

Le bilan de cette journée fut de 67 morts dont 17 enfants de moins de 14 ans, 5 jeunes filles de moins de 21 ans, 3 jeunes gens dont 2 F.F.I., 22 femmes et 18 blessés, dont 7 graves.
Un mémorial des Martyrs du 24 août 1944 a été érigé au lieu-dit « Maisons Blanches ». Il se présente sous la forme d’une lanterne des morts.
Buchères fut proclamée commune martyre et fut décorée de la Croix de guerre en 1948.

Liste des victimes :

BABEAU Jules
BABEAU Marguerite née HOPPENOT
BABLO Maria
BAILLY Henri
BLANC Anatole
BOUQUET Georges
BROCHE Louise née FINCROCQ
BROCHE Pierre
CHAUME Théodora née LARCHET
DAMERON Antoinette née BOURGOGNE
DAMERON Jacqueline
DERMY Auguste
DOSSOT Carmen
DUPUIS Daniel
FINCROCQ Émile
FINCROCQ Florence
FOISSIER Ginette
FOISSIER Jackie
FOISSIER Raymonde née GONDOUIN
FRANÇOIS Marthe née VIAL
FROMONNOT Alice née LEBLANC
FROMONNOT Jean
FROMONNOT Marie née QUENAULT
FROMONNOT Paulette
GIANOTTI Charlotte
GUERRIER Aline née HENRY
GUERRIER André
GUERRIER Émilien
GUILLEMARD Jeanne née COLMONT
GUILLEMARD Pierre
GUILLEMOT Charlotte
LANNEAU Madeleine
LECLERC Berthe
LECLERC Jules
LEWKOWIEZ René
LOISELET Jeanne
MAURAUX Gaston
MICHOT Edmond
MILAN Émilie
MILAN Ginette
MILAN Jeannine
MILAN Paulette
PELISSIER Ignace
PERSONENI Claude
POURRIER Marcelline née LARDY
POURRIER Monique
REBOURS Marie née CORNET
REBOURS Yves
REDON Raoul
RENARD Arthur
RENARD Gaston
RENARD Gilberte
RENARD Louis
ROBIN Émile
SAINT-MARDS Colette
SCHALTZ Lucien
THINET Mauricette
ULSASS Mathias
VIAL Antoinette
VIAL Colette
VOILLEMIN Annie
VOILLEMIN Eugène
VOILLEMIN Isidore
VOILLEMIN Louise
VOILLEMIN Lucie
VOILLEMIN Michel

 

Sources

SOURCES : Archives de l’Aube, Répression et exécutions pendant l’occupation : l’exemple aubois.— Troyes d’hier à aujourd’hui Le massacre de Buchères.— Roger Bruge 1944 Le temps des massacres-Les crimes de la Gestapo et de la 51ème brigade SS en Champagne, Albin Michel, 1994.— Maquisards de France Buchères.— L’Est Éclair du 23 août 2008 Buchères martyre Aube 24 août 1944.— Wikipédia.— Mémorial Genweb

 

L’ADIRP10 TOUJOURS MOBILISÉE

mai 13th, 2025|10 - Aube|0 Commentaire

15 avril 2025

La section auboise de la FNDIRP, l’ADIRP 10 (Déportés-Internés-Résistants-Patriotes) c’est réunie à la Chapelle-St-Luc, en présence de Mr Éric Lambalot (ONAC-VG), Mme Anita Baudouin (FNDIRP) et de différents représentants des communes (Troyes, La Chapelle, Buchères). Camille Lainé, représentait le PCF.

Jean Lefèvre a rappelé l’origine de cette association patriotique ; créée en 1946 par le Lt-Col Frédéric Henri Mannhès et Marcel Paul, qui, d’enfant trouvé, devint ministre communiste du Gal De Gaulle en 1945. « Cela nous oblige déjà à un certain respect ».

L’ADIRP 10, née elle aussi après la guerre, aura à gérer quelque 750 déporté-e-s de répression, issus de la résistance. Après un avis de tempête en 2013, l’ADIRP 10 s’est reconstituée le 2 février 2014, grâce à la volonté farouche de Christian Barthélémy dont nous saluons la mémoire et le soutien moral de Madeleine Billat, dernière Déportée auboise vivante, présidente d’honneur de la section.

Francis Ferrebeuf, co-président, énuméra toutes les actions menées depuis la dernière AG : commémorations, expositions, conférences, actions en direction de la jeunesse, etc. Il faut appeler cela une bataille de la mémoire, plutôt qu’un devoir de mémoire, car rien n’est acquis à l’homme, disait Aragon. Ambroise Croizat le rappelait aussi à propos de la sécu. « Ce n’est pas un acquis, c’est un conquis ». Il faut aussi se battre pour la mémoire historique.

Les travaux de Robert Paxton ont démontré la fausseté de la formule du glaive et du bouclier. L’historien américain a prouvé que si De Gaulle fut bien l’épée, Pétain ne fut qu’un collabo, et non un bouclier contre l’occupant. Or, Éric Zemmour reprend la vieille thèse de Raymond Aron pour tenter de sauver la mémoire de Pétain et de Vichy. Il faut là encore batailler pour la vérité historique.

La victoire de 1945 nous a nourris de concepts nouveaux, libérateurs, humanistes, progressistes, dont nous nous sommes imprégnés. Voilà ce qui nourrit le travail de mémoire de l’ADIRP 10. Les commémorations ne sont pas seulement des fleurs qu’on dépose au pied des monuments, mais des vérités qu’on rappelle et des combattants qu’on remet à l’honneur.

L’ADIRP participe pour cela au Collectif 39-45 qui retrace les parcours glorieux de nos résistants qui démontre que, dans la nuit noire de l’Occupation, ce faisant, des lumières se sont allumées, ici et là, sources de vie et d’espoir. L’analyse internationale n’est jamais absente dans les rapports de la FNDIRP, car notre monde bouge de façon inquiétante, fascisme et guerres menacent partout.

En France, malgré l’existence d’un climat délétère, la justice a frappé, sans peur ni reproche, un président de la République coupable et des têtes de gondole d’extrême droite malhonnêtes. Mais cela ne rassure pas totalement sur l’avenir de notre démocratie.

Donald Trump 1 veut mener le monde tambour battant, aidé d’Elon Musk 2. Le fascisme et le racisme le plus vil sont, aux États-Unis, une maladie endémique. La France n’en est pas à l’abri car les leçons de l’histoire ne sont pas tirées.

 

C’est là le rôle d’une association vivante comme l’est l’ADIRP auboise qui a renouvelé ses cadres :

Francis Ferrebeuf et Jean Lefèvre, co-présidents ;

Dominique Douine et Odile Ferrebeuf, secrétaires ;

Claudie Blanchon et Gisèle Baugrand, trésorières ;

Éric Goyard et Michel Dechoz porte-drapeaux.

Note : La FNDIRP s’occupe particulièrement des déporté-e-s de répression dont le combat a permis le rétablissement de la République et les libertés démocratiques, la création des droits sociaux sans équivalent dans l’histoire. « Les déportés nous ont montré le chemin de l’honneur. Soyons-en dignes par notre fidélité à leur mémoire, par notre combat incessant pour la vérité, par le respect que nous portons aux valeurs pour lesquelles ils ont souffert et se sont engagés. »

1) Trump est un vieux mot bavarois qui signifie tambour (Trommel).
2) Il est né en Afrique du Sud d’une famille «Afrikaner» farouches partisans de l’apartheid.

Yves Lévêque, nouveau président de la section de Romilly-sur-Seine de la FNDIRP

Lors de son assemblée générale, les adhérents de la section locale et de l’association départementale de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes ont rendu hommage à Christian Barthélemy.
Ce jeudi 5 juin, Yves Lévêque a été élu président de la section de Romilly-sur-Seine de la FNDIRP (Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes) lors de l’assemblée générale qui se déroulait à la Bourse du travail.

Hommage à CHRISTIAN BARTHÉLÉMY

26 décembre 2024

Nous avons la grande douleur d’annoncer le décès de notre ami et dirigeant Christian Barthélémy, Président de la section Romilly-Nogent de la FNDIRP, ancien Président de la section de l’Aube,

Christian, c’était l’engagement sans faille dans le respect de ceux et celles qui avaient été déportées, son père en particulier dont il il voulait rappeler les souffrances à Rawa-Ruska. Il fut un animateur fidèle et exigeant de cette mémoire de la déportation, fleurissant chaque année les tombes des déportées de Romilly ou Nogent.

Il est en outre à l’origine de cette magnifique stèle dressée par la mairie de Romilly, à l’entrée du cimetière des Hauts Buissons.

La section de l’Aube de La FNDIRP adresse à son épouse Rolande, et à toute sa famille, ses plus vives condoléances.

Jean Lefèvre – Francis Ferrebeuf